Comment choisir son drone pour la photogrammétrie ?

infoadmin | 20.09.2021 à 00h00Mis à jour le 16.05.2022 à 20h05

Dans des circonstances où la photogrammétrie terrestre ne suffit pas pour cerner la cible, il faut prendre de la hauteur. La photogrammétrie aérienne s’impose alors dans la capture des bâtiments, des relevés de route et des espaces à grande échelle.

Pour ce faire, des aéronefs non motorisés, comme les parapentes et les planeurs, se sont succédé. Au fil des années, les avions, les hélicoptères et d’autres aéronefs motorisés ont permis de mieux maîtriser les trajectoires. Mais les coûts sont restés exorbitants comparés aux besoins de la photogrammétrie. C’est ainsi que le drone - léger, plus accessible, pilotable à distance voire autopiloté – entre en jeu.

De multiples catégories de drones sur le marché

Pour fonctionner, ces appareils volants embarquent tous des moteurs destinés à faire tourner les hélices ou les pales. Ils comportent également des batteries, des capteurs sonars, des capteurs de positionnement, des calculateurs embarqués, des antennes de communication…

Mais leurs morphologies divergent en fonction de leurs applications. On distingue alors des drones militaires conçus pour le combat ou les missions de surveillance. Pour des fins industrielles et commerciales, les professionnels se penchent plutôt sur les drones civils. Cette catégorie regroupe des modèles ailes volantes, rappelant la forme des avions, et des modèles multirotors évoquant les hélicoptères.

Mais comment choisir le type d’appareil à utiliser pour réussir la photogrammétrie par drone? Quels critères observer ?

Capteurs photo et vidéo : un point important en matière de photogrammétrie

En vue de capturer la cible, le drone doit embarquer un appareil photo intégré ou rapporté. Dans le premier cas, le capteur constitue une composante à part entière de l’équipement. En général, les modèles avec capteur intégré géolocalisent les clichés de manière automatique (latitude, longitude et hauteur). Tandis que dans le second cas où l’appareil photo est rapporté, des raccordements électroniques permettent de le brancher au drone.

Un double enjeu, dont la taille du capteur et la qualité d’image qui en découle, préoccupe lors du choix du dispositif. Il faut que l’appareil photo soit léger, donc généralement de petite taille. En revanche, il doit pouvoir générer des images stables avec une luminosité suffisante. Au minimum, un capteur de 20 MP 1 pouce offre des résultats cohérents. À noter que le flou de l’arrière-plan et la lumière éclairant le capteur peuvent se régler selon l’ouverture du diaphragme.

Nacelle de stabilisation active pour la qualité des images

Liant la caméra, cet élément mécanique est conçu pour éliminer les effets des mouvements de l’appareil sur la qualité des images. Pour cela, il induit en temps réel des actions inverses à celles du drone, et produit par conséquent une protection active.

La nacelle de stabilisation fournit également une protection passive en matière d’isolation phonique. Elle réduit les bruits ambiants en produisant un bruit à l’onde inverse, ce qui minimise les vibrations de l’air et la pollution sonore dans les enregistrements vidéos.

Le critère de stabilisation optique et numérique

La plupart des appareils photos intègre la méthode de stabilisation optique détectant les micro mouvements. En matière de drone pour la photogrammétrie, les composants internes du capteur peuvent se déplacer pour anéantir les vibrations et les déplacements parasites.

Quant à la stabilisation numérique, le procédé imite la déformation d’images dans les logiciels comme Photoshop. Cette fonctionnalité déforme donc les captures et fait perdre la cohérence de la distance entre les pixels. Elle est alors déconseillée en matière de photogrammétrie par drone.  

Autres critères à évaluer

Allant souvent de 15 à 60 minutes, l’autonomie du drone reste encore limitée. Ce point doit être pris en compte en fonction de l’échelle d’intervention et des logiciels utilisés. Déterminez si le scénario d’opération concerne des missions en agglomération ou hors agglomération dans les carrières et les champs. Les drones à voilure fixe assurant jusqu’à 300 ha conviennent par exemple aux grandes superficies.

Comme il s’agit d’un investissement relativement conséquent, le coût du matériel entre également en jeu. Selon le modèle choisi, le prix varie de 30 euros à des dizaines de milliers d’euros. 

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